Le premier tour des élections municipales 2026 a eu lieu dimanche dernier, 15 mars. Un deuxième tour aura lieu dans certaines villes dans quelques jours, le dimanche 22 mars. Que va-t-il se passer pendant cette semaine ? On vous dit tout.
Certaines villes ont déjà leur maire
Le deuxième tour des élections municipales 2026 ne concerne pas toutes les villes : dans certaines, le maire a déjà été élu dès le premier tour ! C’est le cas dans 93% des communes (32 500 municipalités). La raison est simple : lorsqu’il n’y a qu’une seule liste, elle sort forcément gagnante. Et lorsqu’il y a deux listes, le meilleur des deux l’emporte. En Touraine, c’est le cas à Saint-Avertin, Fondettes, La Riche ou Saint-Cyr-sur-Loire par exemple.
L’autre cas de figure qui explique une victoire au premier tour, c’est lorsqu’une des listes a obtenu plus de 50% des suffrages exprimés. C’est le cas à Joué-lès-Tours : Frédéric Augis, maire sortant, a réuni 60,94% des votes, contre trois autres listes candidates. Pas de deuxième tour !
Duel, triangulaire, quadrangulaire…
Ça fait beaucoup de géométrie ça, non ? Pour se qualifier pour le deuxième tour des élections municipales 2026, il faut avoir au moins 10% des suffrages exprimés lors du premier tour. Dans certaines villes, cela donne un duel. Dans d’autres, avec trois listes toujours présentes, une triangulaire. Et dans de rares cas, quatre listes, donc une quadrangulaire.
Négociations pour la fusion
Difficile de l’emporter quand on est quatre à se disputer la victoire. Dans de nombreuses villes, les listes vont donc négocier rapidement. Quatre options sont possibles, dont la fusion.
La fusion : deux listes ayant de nombreux points communs décident de fusionner. La liste qui a eu le meilleur résultat au premier tour intègre des membres de la liste proche d’elle, qui a fait moins bien. On peut adapter aussi quelques points du programme, pour satisfaire tout le monde. À Tours par exemple, le candidat Emmanuel Denis (34,04% au premier tour avec une liste écologiste et union de la gauche) s’allie avec Marie Quinton (LFI, qui a réuni 11,46% des voix). Combien de membres de la liste LFI dans la nouvelle proposition ? Pas de règle, les personnes concernées négocient comme elles veulent.
Il suffit qu’une des deux listes ait dépassé les 10%, et que l’autre ait fait au moins 5%, pour qu’il y ait fusion.
La fusion « technique » : on fait équipe pour le deuxième tour, mais ensuite, chacun chez soi ! Il arrive même que des personnes qui rejoignent une liste pour le deuxième tour d’élections municipales préfèrent ensuite se mettre dans l’opposition une fois que le conseil municipal a été élu.
À Tours par exemple, le candidat d’extrême-droite Aleksandar Nikolic, qui représente le Rassemblement National, a proposé au candidat divers-droite Christophe Bouchet de s’associer. Mais ce dernier a refusé. On attend donc de savoir si le RN se désistera ou se maintiendra au second tour.
La stratégie du désistement, pour faire gagner son camp
Le désistement : parfois, il faut renoncer pour laisser une chance à sa famille politique de gagner. Lorsqu’il y a plusieurs partis de droite qui présentent chacun une liste, ils peuvent choisir la fusion, mais aussi préférer se désister, pour que leurs électeurs reportent leurs votes sur l’autre liste de droite ayant plus de chances de gagner. Même chose s’il y a plusieurs partis de gauche qualifiés pour un second tour des élections municipales 2026. La différence avec la fusion, c’est qu’il n’y a pas d’accord sur le programme, et que les personnes de la liste qui se désiste ne pourront pas être élues au conseil municipal.
Se maintenir au second tour
Le maintien au second tour des élections municipales 2026 est la dernière option possible. Elle peut être risquée : les électeurs auront plus de choix, et leurs votes seront donc éparpillés entre les différents candidats. Il sera plus difficile de faire facilement la différence.
Envie de connaître les résultats détaillés du premier tour des élections municipales 2026 ? Il y a le site du gouvernement juste ici, ou une carte interactive hyper simple à utiliser faite par le journal Libération accessible en cliquant juste là.







