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Mais qui est Bad Bunny ?

Bad Bunny ? Deux mots qui sont à la une des médias du monde entier depuis plusieurs jours. Et Fritz vous dit pourquoi cet artiste portoricain secoue le monde depuis le début de l'année 2026.
Bad Bunny en concert à Porto Rico

Un artiste récompensé

Bad Bunny, c’est le nom de l’artiste Benito Antonio Martínez Ocasio. Il est né à Porto Rico, une île des Caraïbes où l’on parle espagnol, et qui est un « État libre associé aux États-Unis ». Depuis son premier album sorti en 2018, il connaît un succès grandissant grâce à sa musique à mi-chemin entre le rap et les musiques latines comme le reggaeton. Il a déjà chanté en duo avec d’autres célèbres chanteurs latinoaméricains comme Daddy Yankee, ou la chanteuse espagnole Rosalía.

Preuve de son succès ? Il a obtenu le Grammy Awards du meilleur album de l’année en février 2026 : c’est la première fois qu’un artiste reçoit ce prix avec un album 100% chanté en espagnol !

Chanter au Super Bowl, une consécration

Aux États-Unis, le Super Bowl est la grande finale du championnat de football américain de la NFL (National Football League). Chaque année, cette finale a lieu dans une ville différente. Et chaque année, en plus du match lui-même, la pause du Super Bowl est un événement avec le concert d’énormes artistes. Lady Gaga en 2016, Justin Timberlake en 2017, Madonna en 2011, Rihanna en 2022… Les plus grandes stars participent à l’événement sous forme d’un concert de moins de 20 minutes. Mais ça vaut le coup : on estime à 130 millions de téléspectateurs le nombre de personnes qui voient sur leur télé le spectacle. Cela explique aussi le prix des publicités (plusieurs millions de dollars).

En 2026, c’est donc Bad Bunny qui a chanté au Super Bowl : un coup de projecteur énorme pour l’artiste.

Pourquoi Donald Trump s’en mêle ?

Le président des États-Unis Donald Trump a posté sur les réseaux sociaux que ce show était « l’un des pires de tous les temps » et que choisir Bad Bunny est « ridicule« . Pourquoi le président s’intéresse-t-il au Super Bowl ? Tout d’abord car il a été le premier président à assister en chair et en os à une finale, en 2025. Mais, pour 2026, il a préféré rester chez lui. Certains disent qu’il avait peur de se faire huer. Cela ne l’a pas empêché de critiquer Bad Bunny, depuis l’annonce sa participation il y a quelques mois. Et le désamour est réciproque !

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, Bad Bunny a prononcé un discours où il demandait la fin de ICE (la police de l’immigration américaine) : « ICE out« . Et au Super Bowl, il a remis ça !

Quand la musique est politique

Certaines chansons de Bad Bunny comme « Aquí vive gente » (qui évoque l’augmentation des loyers et la pauvreté à Porto Rico), ou « El apagón » au sujet des coupures d’électricité que connaît cette île que certains considèrent comme exploitée par les États-Unis.

Dans son show de Super Bowl, Bad Bunny a mis en valeur l’importance des cultures latinoaméricaines. I la chanté ses plus grands succès, dans un décor de village portoricain, des dizaines de danseuses et danseurs, des musiciens en direct… On a vu Lady Gaga et l’acteur Pedro Pascal ainsi que le chanteur Ricky Martin participer au show. Mais le plus politique était sans doute le final : « Juntos somos América » (ensemble nous sommes l’Amérique), des paroles suivies de la liste des pays de tout le continent américain et du défilé des drapeaux de ces pays, de l’Argentine au Canada. Un message d’union et de paix pour s’opposer à la politique anti-immigration menée par Donald Trump.

Bon à savoir : Porto Rico, un État à part

Tout comme l’île de Guam, les îles Mariannes du Nord et les îles Vierges, Porto Rico fait partie des territoires organisés associés États-Unis. L’île des Caraïbes ne fait pas partie des 50 États qui composent le pays. Donald Trump est donc président, et l’île a un gouverneur élu par la population de l’île. Les habitants ont la nationalité américaine, mais ne votent pas aux élections présidentielles. L’île baigne dans la culture latino-américaine, mais est donc liée à l’Amérique du Nord. Une situation qui explique sans doute le succès des artistes portoricains aux États-Unis (où l’espagnol est la deuxième langue la plus parlée), et auprès des latino-américains !

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